LE JAZZ PART DE GOREE

Charles "Charlie" Mingus (Nogales, Arizona, 22 avril 1922 - Cuernavaca, Mexique, 5 janvier 1979) était un contrebassiste et compositeur de jazz. Il a apporté une contribution majeure au jazz, traversant les courants du bebop au free jazz, et accompagnant leurs plus célèbres musiciens : il a joué entre autre avec Eric Dolphy, Duke Ellington, Max Roach, John Coltrane, Abbey Lincoln, Booker Little, Dannie Richmond... Il est également connu pour son caractère changeant et son combat contre le racisme résultat d'un certain nombre d'expériences traumatisantes liées au racisme. Atteint par une dégénérescence musculaire, il devient paralysé, et passe la fin de sa vie dans un fauteuil roulant. Il est reçu par le président Jimmy Carter à la Maison-Blanche le 18 juin 1978 et décède six mois plus tard à Cuernavaca au Mexique. À noter que le Mingus Big Band qui continue de donner des concerts a été créé par Sue Mingus après la mort de son mari dont l'objectif est de jouer la musique de Mingus y compris les nombreuses compositions qui ont été découvertes après sa mort. Biographie Bien que né à Nogales en Arizona, Mingus a passé une grande partie de ses années de jeunesse dans le quartier de Watts à Los Angeles en Californie. Sa mère est d'ascendance chinoise et anglaise et son père d'ascendance suédoise et afro-américaine. Sa mère ne permet à la maison que la musique d'église mais Mingus a développé très jeune l'amour du jazz, particulièrement pour la musique d'Ellington. Il étudie le trombone puis le violoncelle. Une grande partie de la technique de violoncelle qu'il apprend est applicable à la contrebasse quand il a choisi cet instrument au lycée. Déjà à l'adolescence, Mingus écrit un nombre considérable de morceaux plutôt avancés; beaucoup sont semblables au Third Stream Jazz (tentative de fusion entre classique et jazz). Un certain nombre sont enregistrés en 1960 sous la conduite de Gunther Schuller dans l'album Pre Bird (en référence à Charlie Parker). Mingus acquiert une réputation de prodige de la contrebasse. Il fait une tournée avec Louis Armstrong en 1943 et joue avec l'orchestre de Lionel Hampton vers la fin des années 1940; Hampton exécute et enregistre quelques uns des morceaux de Mingus. Un trio populaire de Mingus, Red Norvo et Tal Farlow en 1950 et 1951 connait un succès considérable. Mingus fait brièvement partie de l'orchestre d'Ellington au début des années 1950. Le caractère de Mingus Autant le talent musical de Mingus forçait le respect, autant ses violentes colères sur scène étaient redoutées qu'elles soient dirigées vers les membres de l'orchestre ou vers le public. Mingus était physiquement plutôt fort, voire obèse (surtout vers la fin de sa vie) et de l'avis général souvent intimidant et effrayant quand il exprimait la colère ou le mécontentement. Lorsqu'il était confronté à un public de boite de nuit, parlant et entrechoquant les verres quand il jouait, Mingus stoppait alors l'orchestre et chatiait lourdement l'assistance déclarant qu Isaac Stern ne doit pas accepter cette merde. [1] Jackie Paris a été le témoin privilégié de l'irrascibilité de Mingus. Paris se souvient de cette soirée au "Jazz Workshop": Il a chassé tout le monde de la scène sauf le batteur Paul Motian et moi Nous trois avons poursuivi le blues pendant environ une heure et demi avant qu'il ne rappelle les autres gars. [2] Sur scène a un concert à Philadelphie, on rapporte qu'il a tenté d'écraser les mains de son pianiste en refermant le couvercle du clavier, puis a donné un coup de poing dans la bouche du tromboniste Jimmy Knepper.[3] Le 12 octobre 1962, Mingus a frappé Knepper alors que les deux hommes travaillaient dans l'appartement de Mingus en préparation d'un concert au New York Town Hall et Knepper refusa de poursuivre. Le coup cassa une dent de Knepper, qui fut incapable par la suite de monter dans l'octave supérieure de son instrument. Cette bagarre mit fin à leur relation et Knepper fut incapable de jouer au concert, un désastre. Mingus fut jugé pour cela en janvier 1963 et écopa d'une peine avec sursis.[4] Lors d'un autre incident, le saxophoniste Jackie McLean donna un coup de couteau à Mingus après que celui-ci l'eut frappé, pensant qu'il allait le tuer. La destruction sur scène d'une contrebasse de 800 dollars par Mingus permit aux fans des Animals de se rendre compte de son caractère. Épitaphe Epitaph est une uvre majeure de Mingus, une des plus longues uvres de jazz jamais écrite. C'est une composition de plus de 4 000 mesures qui dure 2 heures et qui a été complètement mise au jour après sa mort par le travail de catalogage du musicologue Andrew Homzy. Avec l'aide la Fondation Ford, la pièce a été jouée pour la première fois le 3 juin 1989, 10 ans après sa mort par un orchestre de 30 musiciens dirigé par Gunther Schuller. Ce concert a été produit par la veuve de Mingus, Sue Graham Mingus, au Alice Tully Hall . Discographie sélective 1955 : Blue Moods (Debut) avec Miles Davis 1955 : Chazz 1956 : Pithecanthropus Erectus (Atlantic) 1957 : The Clown (Atlantic) 1957 : Tijuana Moods 1957 : New Tijuana Moods 1957 : East Coasting 1959 : Blues & Roots (Atlantic) 1959 : Mingus Ah Um (Columbia) 1959 : Mingus Dynasty (Columbia) 1960 : Pre Bird (Mercury) 1960 : Mingus at Antibes ([Atlantic]) 1960 : Charles Mingus Presents Charles Mingus (Candid) 1961 : Tonight at noon (Atlantic) 1962 : Oh Yeah (Atlantic) 1963 : The Black Saint and the Sinner Lady (Impulse!) 1963 : Mingus Plays Piano (Impulse!) 1963 : Mingus Mingus Mingus Mingus Mingus (Impulse!) 1972 : Let My Children Hear Music (Columbia) 1974 : Changes One (Atlantic) 1974 : Changes Two (Atlantic) 1976 : Cumbia & Jazz Fusion (Atlantic) 1990 : Epitaph (Columbia, posthume) Reprises De toutes ses compositions, son élégante élégie de Lester Young, Goodbye Porkpie Hat (de Mingus Ah Um) est celle qui a fait l'objet de plus de reprises, par des artistes de jazz mais aussi par des musiciens aussi divers que Jeff Beck, Eugene Chadbourne, Bert Jansch et John Renbourn avec et sans Pentangle. Joni Mitchell a chanté la chanson avec ses propres arrangements. Elvis Costello a enregistré Hora Decubitus (de Mingus Mingus Mingus Mingus Mingus) sur My Flame Burns Blue (2006). Cinéma En 1959 Mingus a composé la musique du film Shadows de John Cassavetes. En 1968 Thomas Reichman a réalisé le documentaire Mingus: Charlie Mingus 1968. En 1998 Don McGlynn a réalisé le documentaire Charles Mingus: Triumph of the Underdog (78 minutes). Bibliographie Charles Mingus, Moins qu'un chien (traduit par Jacques B.Hess), Parenthèses
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